À l’occasion de la Journée internationale du café, le 1er octobre 2026, le Collectif Café appelle les consommateurs à boire moins, mais mieux, afin de préserver l’avenir de la filière.
La consommation mondiale de café a fortement augmenté en trente ans, notamment avec son développement en Inde, en Chine et en Corée du Sud. Cette hausse de la demande accentue les pressions sur les terres agricoles, les récoltes et les producteurs, dans un contexte déjà marqué par le changement climatique et la déforestation.
En France, environ 80 % de la population consomme régulièrement du café, mais les achats restent largement guidés par le prix et les habitudes. Le Collectif Café souhaite donc mieux faire connaître les différences entre les cafés conventionnels et les cafés de spécialité, qui mettent davantage l’accent sur l’origine, la traçabilité, le terroir, la qualité et le savoir-faire.
L’étude réalisée par le Collectif Café en juillet 2026 estime le coût moyen d’une tasse à 8,7 centimes pour un Robusta conventionnel, 15,9 centimes pour un Arabica conventionnel et 29,6 centimes pour un café de spécialité 80+. Passer d’un Arabica conventionnel à un café de spécialité représenterait ainsi environ 13,7 centimes supplémentaires par tasse.
Pour le Collectif Café, ce surcoût peut contribuer à mieux valoriser le travail des producteurs, favoriser une production plus raisonnée et préserver les terres, tout en offrant au consommateur une expérience gustative plus riche.
Le message central de la campagne est donc simple : « On prend un café ? Oui, mais lequel ? » Le choix du café devient un moyen d’encourager une consommation plus responsable et de contribuer à la pérennité de la filière.











