La réouverture de Notre-Dame de Paris, prévue pour ce week-end des 7 et 8 décembre, suscite l’espoir du retour de certaines espèces protégées qui y résidaient depuis des siècles, telles que le Faucon crécerelle.
Plus qu’une simple cathédrale, Notre-Dame est un véritable écosystème.
Sa taille imposante et ses nombreuses cachettes en font un havre pour des espèces qui ont su s’adapter à la vie urbaine.
Depuis les années 1970, des observations ont révélé la diversité écologique du site, avec des faucons crécerelles, des moineaux domestiques et des chauves-souris présents autour de la cathédrale.
Depuis 2022, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) accompagne les travaux de restauration en intégrant la biodiversité. Cela inclut des visites techniques pour identifier des lieux propices aux nids et la formation des équipes de chantier pour préserver la faune.
De plus, la mairie de Paris envisage de faire des squares voisins des Refuges LPO, un réseau de jardins écologiques.
Bien que l’incendie de 2019 ait entraîné l’évacuation des animaux, leur retour se fera progressivement.
En 2022, un couple de faucons a pu se reproduire sur un pinacle, mais un échec a eu lieu l’année suivante.
La LPO collabore également avec d’autres cathédrales et sites historiques pour promouvoir la protection de la biodiversité, en particulier à travers le programme refuges LPO, présent sur neuf sites nationaux.
Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO, souligne l’importance de protéger à la fois la culture et la nature, des patrimoines fragiles à préserver pour les générations futures.
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