LES TENDANCES D’EMMA



Infirmière et jeune maman, Emma TERRIER est forcément une femme active. Ses journées ont souvent ressemblé à un film en vitesse accélérée. Dans ces cas là, on jongle avec les idées. C’est pourquoi elle a inventé  ses trois KITS lavables :
- ECO CHOU, des carrés de coton et lingettes jetables pour la toilette de Bébé.
- ECO BELLE : des carrés démaquillants.
- ECO NET, pour remplacer le papier absorbant.





PARISOBIOTIFUL voulait en savoir un peu plus :

Parisobiotiful :

- Emma, voulez-vous nous parler de vous et des expériences qui ont précédé celle-ci ?


Emma :

- Après une école de commerce, j’ai œuvré comme ingénieur commercial durant trois ans, consacrant mes temps libres au secourisme bénévole (Croix-Rouge), ce qui m’a conduite à devenir infirmière. « « Comment peut-on améliorer les choses, les faire évoluer,se mettre à la portée des gens, considérer la personne telle qu’elle est ? » : j’ai toujours eu ce type d’approche…Le travail à l’hôpital a confirmé. Car il est essentiel d’être très à l’écoute de votre interlocuteur quand vous lui retransmettez des informations médicales souvent compliquées.


Parisobiotiful :

- Avez-vous toujours été « bio » ?


Emma :

- Un petit peu...Mais... A plusieurs reprises, je me suis dit « tiens, il y aurait un truc à faire, là... », me renseignant par ci, par là, sans jamais rien entreprendre dans ce domaine précis…Il faut dire que je travaillais à 80%, à l’époque…Vous voyez… Une maman « pas ultra bio » qui veut faire de petits gestes sans révolutionner sa maison et sa vie mais qui veut être acteur de la planète qu’elle laissera à ses enfants… Je suis certaine de ne pas être la seule dans ce cas là et certaine aussi qu’on ne bouscule pas les choses… La naissance de Tom en avril 2009 a été décisive.


Parisobiotiful :

- Transformer le jetable en lavable, c’est déjà une bonne idée…Et les petits trucs en plus, comme la boîte et le filet ?


Emma :

- C’est bien simple...
Au début j’utilisais des carrés de coton qui me coûtaient une fortune. Lorsque Tom est arrivé, je me suis dit « pourquoi pas des carrés bébé lavables ». Sauf que ma table à langer était dans sa chambre et mon bac à linge sale dans la salle de bain. Et qu’on ne laisse pas un bébé seul sur une table à langer ! Il me fallait donc trouver quelque chose. Reproduire à l’identique en lavable ce que je faisais avec le jetable. Une boîte, une poubelle, des produits qu’on lave…Le kit Eco chou est né.


Parisobiotiful :

- Et pour les carrés démaquillants ?





Emma :

- C’est encore plus simple. J’étais dans la salle de bain, a côté de mon bac à linge sale. Là, c’est la chasse aux carrés démaquillants dans la machine qui m’a décidée… A la première machine, j’en ai perdu un, qui a du rester coincé quelque part derrière le tambour. Bon : «  J’en ai mis 7, combien m’en reste t-il ??? «  Finalement, je l’ai retrouvé lors du repassage… plié en boule dans une manche de chemise de mon mari et j’ai pensé au filet….Qui me servirait à les stocker en attendant le lavage. Ensuite, comme je faisais régulièrement tomber ma pile de carrés démaquillants lavables en prenant mon démaquillant, j’ai voulu une boîte.


Parisobiotiful :

- Et pour les «  essuie-tout » ?





Emma :

- Lorsque Tom a grandi, et qu’il s’est mis à manger seul, ma consommation d’essuie tout a explosé. J’ai commencé par le gant de toilette … mais ça ne fonctionnait pas : Alors, j’ai prononcé la petite formule magique «  y a sûrement un truc à faire… et le kit Eco net a vu le jour. Pour la « serviette d’invités » dans le cabinet de toilettes, c’est particulièrement utile…


Parisobiotiful :

- Sur demande, vous avez également conçu des produits de toilette éponge très doux, à partir de viscose de bambou. Bactériostatiques, résistant à 300 lavages et certifiés Oekotex.
Oekotex ? Quel drôle de nom ! dirait le poète…


Emma :

- On l’écrit aussi Öko-Tex. C’est le premier label visant à garantir les qualités humano-écologiques des textiles : exempts de produits toxiques pour le corps et pour l'environnement. Les contrôles sur les matières nocives englobent les substances interdites par la loi et les produits chimiques sont très rigoureux,  avec un classement en 4 catégories : plus le contact avec la peau est intense, plus les critères à remplir en termes d'écologie sont nombreux. Nos produits correspondent à la qualification standard 100 classe 1, la plus exigeante et la plus apte à la peau des nouveaux nés.


Parisobiotiful :

- Et GOTS pour le coton bio ?


Emma :

- GOTS ou Global Organic Textile Standard, issu d'une harmonisation de sept acteurs historiques du marché, est né du désir de mettre de la cohérence dans les pratiques de certification des textiles biologiques dans le monde. Un label prenant en compte les facteurs environnementaux et sociaux et qui permet de garantir l'origine biologique des fibres en exerçant un contrôle serré à chaque étape de la production et de la transformation (les métaux lourds, les formaldéhydes, les enzymes OGM et les amines cancérigènes sont interdits). Nos produits en coton bio sont à 100% certifiés GOTS.


Parisobiotiful :

- La libération, comme vous le dites pour la révolution, passe par un millier de petites choses.
La fabrication par les détenus par exemple...


Emma :

- Durant mes études d’infirmière, j’ai eu la chance de faire un stage à Fleury Mérogis. J’y ai découvert le monde carcéral et les ateliers de travail en prison. Donc, le jour où j’ai cessé de pouvoir assurer moi même la production de mes produits, c’est venu tout naturellement.
J’ai téléphoné à la prison la plus proche, le centre de détention de Joux la ville, et le contact avec mon interlocuteur a fini de me convaincre...
Le travail des détenus leur permet de cotiser à notre système social, d’avoir un peu d’argent pour « cantiner » en prison et d’économiser pour leur sortie.


Parisobiotiful :

- Vous faîtes fabriquer une partie des boîtes en Asie à partir de plastique recyclé (à 70%), et une autre à Madagascar, partiellement à partir de l’arbre du voyageur…Y êtes-vous allée ?


Emma :

- Non…J’ai d’abord voyagé sur Internet et j’y ai passé du temps, parce que j’avais une idée très précise de ce que je cherchais. J’ai découvert mes premières pistes au bout de trois mois. Et, comme bien souvent quand on est en recherche, les choses viennent à vous, j’ai fait la très belle rencontre, de Jean Eric, responsable d’une association à côté de chez moi. Nous nous sommes retrouvés sur un salon, nos deux stands face à face, et il m’a parlé de ce qu’il faisait, à Madagascar (des sacs à main et des contenants de différentes tailles) Pour mes boîtes, les femmes de là bas se sont mises à imaginer de nouveaux modèles, différentes décorations… Je rêve de l’accompagner un jour pour les rencontrer.


Parisobiotiful :

- L’arbre du voyageur est-il cultivé ou sauvage ? Fait-il l’objet d’une protection particulière ?


Emma :

- C’est un palmier qui pousse de manière tout à fait naturelle en grande quantité à Madagascar. L’association possède ses propres pépinières et contribue ainsi au renouvellement des plants qu’elle utilise pour la fabrication de ses produits.
Sinon, sur un plan national, à Madagascar, cette plante, à ma connaissance, ne fait pas l’objet d’une protection particulière.


Parisobiotiful :

- Envisagez-vous d’ouvrir une boutique, par exemple- autrement que on-line ?


Emma :

- A priori pas pour l’instant. De plus en plus de distributeurs me contactent car ils apprécient l’initiative et veulent pouvoir les proposer dans leurs boutiques ou sur leur site Web. Je me dis que cela fera son chemin. Mais je ne sais pas de quoi l’avenir est fait…


Parisobiotiful :

- Merci Emma.


Emma :

- Je vous en prie. J’espère avoir répondu le plus précisément à vos questions. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez d’autres précisions.





Emmanuelle TERRIER
3 route nationale
89360 Flogny la chapelle
@mail : emmanuelle@bamboueco.fr
Tel : 03.86.75.45.92
Port : 06.62.74.34.40
www.tendances-emma.com


Ajouté le 26/09/2010

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Nom :


 
Osez Le Caviar des Pyrénées




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