ABSOLUTION
Une Gamme de cosmétiques bios de Luxe.


Une Gamme de cosmétiques bios de Luxe.
Le principe : deux Crèmes (Jour et soir) et quatre Solutions +.
La synergie entre la Crème et une des Solutions + apporte à la peau ce dont elle a besoin ce jour là.
Unisexe : toutes les Solutions + sont unisexes et conviennent autant à la femme que l’homme.
Un positionnement mode et Arty.
Beaucoup de rigueur dans l’élaboration : 60% bio minimum, 99% naturel minimum, certification Ecocert, made in France.
Un engagement écologique : packagings recyclés / recyclables, le moins de papier possible et une encre végétale pour les élégants décors dessinés à la main par Arnaud Pigounides (fabrication Araidena).
Ethique : 2% du bénéfice reversé à l’Organisation CARE.
Fondatrice : Isabelle Carron





Bonjour Isabelle,

- Si nos sources sont exactes, après avoir été Directrice de Création de K Agency et Draft, vous avez fondé JAK-Just A Kiss- une nouvelle agence de « stratégie, création et curiosité », avec Arnaud Pigounides (anciennement chez Ogilvy Action et Reflex Advertising à New York). Pourriez-vous nous en dire un peu plus et préciser la relation JAK/ABSOLUTION ?


- Jak est l’agence d’Absolution, Arnaud Pigounides et moi même sommes associés sur les deux projets, et je suis donc ma propre cliente avec Absolution ! C’était un avantage indéniable de pouvoir exploiter les capacités créatives de Jak pour Absolution, il aurait été dommage de s’en priver !





- ABSOLUTION… Des coups de génie en cascade : ce nom, qui forcément interpelle, un positionnement singulier, des produits qui ne ressemblent à aucun autre et des idées très originales : Selon vous, la peau est une interface de communication et elle a ses humeurs. C’est très intéressant, pourriez-vous développer ?

- La peau est un écosystème qui s’équilibre en permanence en fonction des informations qu’elle reçoit de l’extérieur (climat, pollution etc.) et de l’intérieur (alimentation, tabac, sommeil, humeurs etc…). Ces informations étant différentes chaque jour, la peau - interface entre ces deux éléments – change elle aussi… son état n’est pas figé, elle évolue il est donc surprenant de lui offrir le même soin jour après jour alors que ses besoins ne sont pas les mêmes ! Le plus souvent, il suffit de s’écouter, d’écouter sa peau, de la regarder, ses messages sont finalement assez simples à décoder: teint gris, boutons, peau atone, gratouillis…, pour savoir ce dont elle aura besoin ce jour là… La peau communique de manière très « évidente » ses humeurs, ses besoins… c’est pourquoi j’ai développé avec Absolution une nouvelle approche et un nouvel usage : le sur-mesure simple et surtout très efficace !


- Votre démarche- deux Crèmes, du Jour et du Soir, et quatre Solutions (Contrôle, Eclat, Energie ou anti-âge), peut faire penser à L’Ayurveda qui distingue trois « types » de constitution Vata, Pitta ou Kapha. Chacun correspond à une énergie différente et aucun type n’est figé. Y- avez-vous pensé en concevant ABSOLUTION ?

-Même si l’approche Ayurvédique est très intéressante, ma démarche est autre. Dans l’Ayurveda chaque individu a un « type » dominant et son alimentation, les plantes qui lui seront bénéfiques etc… diffèrent d’un type à l‘autre. Moi je pense justement que nous ne sommes pas des êtres figés mais des êtres en perpétuelle transformation. Je m’intéresse plus à l’aspect psychologique de la peau.


-Parmi tous les traits positifs cités par les consommateurs : les flacons airless. C’est une autre de vos trouvailles, évitant le gaspillage et garantissant une hygiène absolue : Une simple pression et la noisette de crème apparaît dans une coupelle. On y verse une goutte de Sérum de son choix et on mélange pour obtenir le soin le plus approprié au besoin de la peau à cet instant. Quand et comment toutes ces idées sont-elles nées ?

- En tant que femme, en tant que consommatrice… Tout en étant bien sûr aidée par des années d’expérience en « marques » et une bonne connaissance du marché ! Je ne pouvais pas être la seule à vouloir des produits « intègres » dans lesquels je ne mettrais pas les doigts, dont je ne verrais jamais le fond de pot peu attirant… des produits très bio et naturels, mais qu’on ne mettrait pas au frigo et qui se conserveraient assez longtemps… des produits qui répondent aux différents besoins de ma peau, sans envahir ma salle de bain… pour toutes ces raisons la technicité airless s’imposait, permettant d’assurer une grande qualité de formulation, une longue conservation avec très peu de conservateurs puisque les flacons protègent des bactéries et de l’oxydation… A chaque pression c’est comme si l’on ouvrait un nouveau flacon, et faire le mix sur la coupelle est pratique et ne modifie pas la crème dans son ensemble, permettant dont d’adapter son soin chaque jour différemment si l’on en ressent le besoin !


- Etant donné votre créneau, ce n’est pas l’objectif, mais juste pour illustrer le propos : on pourrait imaginer qu’avec un tel concept et vu le budget des étudiantes aujourd’hui, une seule gamme pourrait être partagée par plusieurs coloc’s, sans risque de contamination.

- En effet ! Ça n’est pas une volonté, mais c’est tout à fait possible… chacun pouvant de plus choisir la solution + qui lui correspond le mieux, et tous partager la crème… ou les 2 !





- On a beaucoup glosé sur le paradoxe Gamme Unisex et Crème de L’Homme. Plutôt qu’un paradoxe, ne serait-ce pas un geste d’ouverture ? Les irréductibles de la virilité qui ne veulent surtout pas de rose musquée dans leur soin auront leur Ginseng et Bambou. Et pour tous ceux qui ne se sentent pas menacés, ce sera l’occasion de gagner de la place dans la salle de bains ? (Une Gamme pour deux...)

- Les habitudes culturelles sont difficiles à faire évoluer !! Absolution est déjà tellement différente, qu’il est vrai que nous avons souhaité introduire une Crème de l’Homme, pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’il est effectivement moins acceptable pour un homme de craquer pour un produit de soin dont les ingrédients auraient des connotations féminines… même s’ils sont tout aussi intéressants et efficaces pour eux ! La deuxième, c’est qu’il est très agréable d’avoir « sa » crème, « son » soin… et de ne pas le partager, contrairement aux Solutions + qui sont des boosters, des suppléments qu’il est moins impliquant de partager… Au final, nous réalisons que pas mal de gens sont très ouverts d’esprit et suffisamment « libres » pour choisir La Crème pour femme, ou utiliser l’Eau Soir et Matin comme after shave… que d’autres sont ravis de pouvoir avoir « leur » produit, et apprécient les ingrédients et odeurs plus « masculines »… Et que certaines femmes préfèrent l’odeur de la Crème de l’Homme… ! C’est aussi ça, Absolution: la possibilité offerte aux consommateurs de se réapproprier leur beauté, de se sentir libres et de choisir ce qui leur convient le mieux !


- Il y a quelques grandes tendances dans la Cosmétique Bio : une qui met en avant la Nature et communique largement sur les ingrédients, une autre insistant sur le côté « Laboratoire sérieux » et une tendance minoritaire plus récente, qui veut démontrer que Luxe et Nature ne sont pas contradictoires. C’est ce même principe, d’ailleurs, qui a motivé la Création, l’an dernier, du Salon 1.618 (first sustainable luxury fair -) auquel vous participez (du 06 au 10 mai 2010 au Palais de Tokyo à Paris.). Peut-on parler d’absolution pour le Luxe (souvent accusé à tort) et de solution pour l’économie (plus de qualité, moins de gaspillage, un sens retrouvé et une alternative à l’idée souvent contestée de décroissance) ?

- Mieux consommer est un luxe en soi ! Il faut être informé, sensibilisé, avoir l’envie et les moyens de choisir du bio / du durable dans un monde où l’on est habitué à surconsommer… Produire durable est également un investissement : cela coûte plus cher, est plus encadré (certification, réglementation…), les capacités de production son souvent plus limitées (pas d’agriculture intensive par exemple dans le cas du bio), les artisans plus rares et plus chers etc. etc.. S’il s’en est éloigné ces dernières années, le luxe dans ses fondamentaux est tout à fait légitime pour se réconcilier avec la « nature », s’inscrire dans la durabilité et porter cette évolution en investissant et revoyant ses modèles de production. Un certain luxe en tous cas… il faut encore trouver les modèles économiques intéressants pour parvenir à instaurer ce changement. Voilà pourquoi je parle d’Absolution comme d’un Néo Luxe, une version renouvelée de tout ce que l’on aime et cherche dans le luxe : la qualité, le sens du détail, la personnalité, le sur-mesure…allié à la durabilité, l’éco conception, la consommation raisonnée.


- 1.618…La référence à l’Art et à la Renaissance change l’éclairage, apporte un nouveau souffle dans le débat environnemental et stimule, on le voit bien, toutes les énergies créatives, fédère l’ensemble des compétences autour du projet de Développement Durable.
Un Jury intègre et peu d’élus (une trentaine d’exposants ?). Est-il indiscret de vous demander sur quels critères ABSOLUTION a été sélectionnée ?


- Les critères sont d’une part objectifs et jugent le sérieux et la véracité de l’engagement dans une démarche durable des exposants. Les process, les matériaux, les formules d’Absolution ont été jugés par le comité d’experts. D’autre part, la notion de « luxe » est aussi évaluée : design, créativité, plaisir… L’alliance des deux fait d’Absolution une vraie proposition « néo-luxe ». Il est aujourd’hui selon moi impensable de dissocier ces deux aspects d’une marque, d’un produit : choisir le bio et le durable aujourd’hui c’est s’engager pour un monde meilleur demain, c’est prendre en compte les enjeux de notre siècle pour proposer une meilleur façon de faire et de consommer les choses en se tournant vers l’avenir, en acceptant ce qui est déjà fait, les acquis d’une société de consommation qui ne doit pas régresser, et donc être capable d’apporter aussi de l’innovation, de la qualité, du plaisir. Je crois que l’on parle beaucoup de « luxe » durable en opposition à une imagerie « bab » et « retour à la terre »... Alors qu’il n’est pas incompatible de faire « mieux » et « beau », naturel et qualitatif, bio et « plaisir » et ce à des degrés différent du « luxe » au mass market...


- Si tout le monde est d’accord sur le fait que « le design reste le meilleur outil de communication des marques. », le vôtre est si innovant que le pari, génial (et gagné), était risqué. Vous le saviez et vous l’assumiez. Même si l’ensemble du concept a ému le jury lors de BEAUTY CHALLENGER AWARDS 2009 ( Cosmeeting Beyond Beauty ) avez-vous rencontré des difficultés, des réticences, au départ ?

- On a entendu beaucoup de choses oui ! Les risques que nous connaissions n’ont pas manqué de nous être rappelés, sans pour autant jamais nous handicaper, mais au contraire en nous convaincant de la pertinence et de l’importance du message à faire passer: non nous n’avons pas besoin de « crier » que nous sommes bio sur nos packagings ou dans notre communication, non nous n’avons pas besoin de ressembler à tout le monde pour pouvoir jouer dans la même cour, oui les consommateurs sont capables d’intégrer et d’aimer une nouvelle proposition, oui il est possible de faire du bio qui sent bon et dont les textures sont agréables…. Et la liste est assez longue ! Je crois sincèrement que nous ne sommes qu’au début d’une nouvelle façon d’envisager le bio et la beauté, un véritable mouvement de fond et non pas une simple tendance éphémère. Le bio c’est bien mais ça ne fait pas tout et nous devons apporter quelques chose de plus : Absolution, c’est bien plus qu’une autre marque « bio ».


- Quelqu’un a dit « Le Design est un Brand Story teller ». L’abstrait démultiplie les axes narratifs. En regardant vos produits on a vraiment envie de se faire des films. Le noir et blanc d’ABSOLUTION évoque l’urbain ; et la diversité formelle (de l’angulaire, du fluide, du massif, du ciselé…) peut renvoyer à la notion de nomadisme. Etes-vous d’accord ?

Vous avez raison, l’aspect narratif de la marque est très important. Absolution c’est une histoire, une relation que l’on construit avec sa peau. Absolution c’est aussi un univers bien plus vaste que celui de la cosmétique : on est dans l’esthétique plus que dans la cosmétique…l’art et la culture sont nos espaces de vies et d’expression; voilà pourquoi Absolution organise des expositions et des concerts privés régulièrement, voilà aussi pourquoi nous venons d’éditer notre premier Postcards Book regroupant des œuvres d’artistes, de graphistes et de photographes que nous apprécions.


- Autre signal fort : le choix pour le lancement de L’Hôtel Kube à Saint-Tropez (Groupe Murano) et de L’ Hôtel Particulier, rue Léopold Bellan à Paris. Vous vous positionnez d’emblée du côté de la jeunesse et de la mode. Parlons d’abord de Saint-Tropez .Qu’est ce qui vous a décidés ? Les mesures écologiques (éclairage LED, puits canadien permettant un système de climatisation et de chauffage naturel, voitures et scooters électriques…) ou la beauté sobre et tendance futuriste du décor ?

- Les deux ! Il était intéressant de se positionner dans une lieu ayant intégré comme Absolution la nécessité de faire du durable désirable, de s’engager dans cette voie sans jamais oublier les notions de plaisir, de confort, d’image, de design… un bel équilibre entre nature et culture qu’Absolution défend !


- Laetitia et Vanessa Roggwiller, qui ont pris l’initiative du concept-store Hôtel Particulier ont une vingtaine d’années. Le principe est très fashion : multimarques du casual au super luxe, des signatures comme Kris Van Assche, Castelbajac, Vivienne Westwood, Gaspard Yurkievich, 170m2 avec jardin et un décor jouant, curieusement, sur le noir et blanc. Est-ce un hasard ?

- Pour le coup oui !


- Vos produits contiennent 60% d’ingrédients bios parce que, dites-vous à juste titre, tout n’est pas cultivable ? A quoi pensez-vous par exemple ?

- Les certifications bio encadrent le mode de culture…. L’eau, les vitamines et minéraux naturels, les fleurs sauvages ne sont pas cultivables, donc non certifiés bio ! La nature regorge de choses très efficaces et très intéressantes pour la peau, mais qui n’entrent pas tous dans un procédé d’agriculture bio.





Comment avez-vous procédé pour élaborer cette gamme ? Certaines plantes vous tenaient-elles particulièrement à cœur dès le départ ?

Absolution n’est pas construite sur l’exploitation d’une plante en particulier …mais sur le concept du sur-mesure et sur la volonté de proposer des produits d’une qualité exceptionnelle. Bien entendu, j’avais en tête certains ingrédients que je trouvais particulièrement intéressants …mais je n’ai jamais envisagé de construire la marque sur certaines plantes en particulier. Dans ce domaine aussi l’intégrisme est réducteur ! J’ai travaillé directement avec un développeur produit avec lequel nous avons élaboré nos propres formules. Nous avons ensuite choisi ensemble un excellent labo, à taille humaine, capable de travailler nos produits avec sensibilité et respect. Quand on travaille sur de la matière vivante : tout compte !


- Avez-vous d’autres projets, comme l’ouverture d’un Centre de soins ou d’un SPA ?

C’est un peu tôt pour nous, nous venons à peine de commencer ! Mais disons que ce n’est pas absent de nos pensées !


- Comptez-vous étoffer cette Gamme ?

Même si la gamme restera courte – nous sommes vraiment dans une optique « back to basics », certaines références manquent « cruellement ». On nous demande très souvent des produits corps par exemple. Nous avons prévu de développer la ligne pour le second semestre 2010…


- Parlez-nous un peu de ce qui se passe dans votre Show-Room rue Dupuis...

- Notre show-room est un lieu assez inhabituel, ce sont à la fois nos bureaux (agence Jak + Absolution) notre showroom, une boutique, et surtout un lieu vivant et modulable au gré de nos envies et événements : concerts, expo, ciné-club, c’est tout l’univers créatif et culturel d’Absolution et de Jak qui s’y exprime régulièrement toute l’année ! Concert prévu le 18 mars, ciné-club le 1er avril, cela nous permet de partager de jolies choses avec nos amis, nos clients, les amis de nos amis…


- Quelle serait l’évolution dont vous rêvez ? Existe-t-il selon vous des villes modèles ?

- Des logements éco-conçus et éco-gérés, des jardin-potagers de quartier, des terrains de sport, des squares où l’on peut s’allonger sur l’herbe. Harro sur les enseignes commerciales affreuses et vive l’audace architecturale.


- Si on vous dit Nature, quelle(s) image(s) vous vient/viennent aussitôt à l’esprit ?

- Une forêt de bouleaux – je suis monomaniaque : encore du noir et blanc !


- Quel animal ne voudriez-vous à aucun prix voir disparaître ?

Pourquoi choisir ?


- A propos de la peau vous avez dit aussi que c’était un écosystème. L’idée est séduisante, mais on a un peu de mal s’en faire une représentation claire. Qu’entendez-vous par là ?

La peau est un organe incroyable ! D’abord c’est un organe qui nous contient (à l’inverse des autres qui sont contenus par notre corps), c’est à la fois une barrière contre les infections de l’extérieur et une plateforme de communication et d’échange. On sait que peau et cerveau sont en communication permanente via les neurotransmetteurs, ce qui explique pourquoi tant de maladies psychosomatiques s’expriment à travers la peau. Donc vos humeurs, votre stress…ou au contraire votre parfait bonheur vont se voir sur votre peau. Ensuite la peau est en contact à la fois avec l’extérieur et l’intérieur : elle réagira donc à la pollution, aux agressions : soleil, chlore de la piscine, air conditionné…mais aussi à ce que vous mangez, ou buvez ou fumez ! Enfin, la peau est un système très élaboré, elle sait s’auto réguler, se régénérer…si on ne s’évertue pas à tout dérégler en lui proposant des produits inadaptés.


Merci Isabelle.


Ajouté le 21/03/2010



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