LE BOOM DU BIO
Echauffe les esprits.


Dans les différents articles de notre rubrique VIVRE BIO, nous constations que certaines préoccupations, qui pouvaient encore passer pour les petites manies de groupes minoritaires il y a 20 ans, intéressaient de plus en plus de consommateurs (un chiffre d'affaires de 1,9 milliard d'euros, rien que pour le marché français, iun des plus importants d'Europe.), jusqu'à inverser la tendance du marché (demande supérieure à l'offre). Et nous énumérions les quelques bonnes raisons de vivre bio dans la sous- rubrique Pourquoi bio (Ce n'est plus un secret pour personne).
En ces circonstances, il est naturel qu'un tel enthousiasme, qui soulève aujourd'hui toute la planète, provoque la réflexion et l'envie de vérifier, comme cela vient de se produire en Grande-Bretagne où les surfaces agricoles en conversion bio ont augmenté de 40% en 2006(avec un chiffre d'affaires estimé à près de 2,9 milliards d'euros, soit 22% de plus qu'en 2005.) Dans ce pays où l'on recensait en 2007, 613 470 ha cultivés selon le mode de production biologique, soit 3,5 % de la surface agricole utile où l'on voit le Prince Charles en personne créer une marque de produits bio, et les marchés devancer l'appel, comment ne pas se sentir « titillé » ?

Ainsi, la FSA lance-t-elle un pavé dans la mare, qui à notre humble avis,n'a pas fini de faire bondir les grenouilles et les non frog-eaters que nous sommes : selon cette agence britannique de l'alimentation, et d'après une enquête menée par des chercheurs de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, « après un examen systématique de 162 études scientifiques publiées sur le sujet au cours des 50 dernières années. », les produits bio seraient sans effet sur la santé par rapport à une alimentation conventionnelle, qui bénéficierait des mêmes avantages nutritionnels.

Posée en ces termes, la problématique ne manquera pas de susciter le doute. Elle présente en effet les produits bio comme des sortes d'ersatz inventés de toutes pièces auxquels on injecterait des ingrédients naturels pour séduire le consommateur,alors qu'il s'agit bien plus sérieusement de remettre en cause toute une politique agricole antérieure, plus intéressée par le rendement que par la santé publique.


Partager




Nom :


 







Zoom