LE QUATTRO VOLTE
De Michelangelo Frammartino
Le regard change quand il se place au cœur des choses. Le monde qu'il croyait connaître lui est alors révélé.
« Est-ce que le cinéma peut se libérer du dogme qui dit que le personnage principal doit être un homme ? » Telle est la question posée par Michelangelo Frammartino,dont la caméra dans ce film (le deuxième après Il Donno), adopte tour à tour le point de vue d'un berger, d'un chevreau, d'un arbre, d'une pierre », pour inciter le spectateur « à trouver le lien invisible qui anime la totalité du monde ».
On assiste aux derniers jours d'un vieux berger dans un paisible village médiéval perché dans les montagnes de Calabre. Et en même temps qu'il meurt, un chevreau va naître...
A partir de là, « L'humain est enlevé et relégué à l'arrière plan ». La caméra explore « les autres règnes - le végétal, l'animal et le minéral - qui ont la même dignité que l'humain ».
Le cinéma poétique et radical de Michelangelo Frammartino (un décor d'une beauté âpre, aucun dialogue) n'exclut pas le burlesque. Selon certains, la séquence (plan séquence) mémorable où l'on voit une procession religieuse croiser la route d'un chien de berger récalcitrant, mériterait à son acteur canin la fameuse Palme Dog créé en 2001 par le critique britannique Toby Rose.
Le film quant à lui a déjà été récompensé : Grand Prix Festival Annecy, Grand Prix Festival Brastislava, Meilleur film Européen Cannes 2010.
Sur les écrans depuis le 29 12 2010.
http://www.filmsdulosange.fr/fr/fr_quattrovolte.html
Ajouté le 02/01/2011
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