CULTURE ECOLOGIE
Erik Orsenna enquête.
Erik Arnoult, qui a pris pour pseudonyme Orsenna, le nom de la vieille ville du Rivage des Syrtes, de Julien Gracq a toujours voulu avoir un autre métier que l'écriture. Ses passions sont multiples : les voyages, la mer, la musique, l'économie, l'écologie.
Et sur son archipel comme sur une carte du Tendre, les titres naviguent entre Terra Incognita au nord-Ouest et, au sud-est, L'Avenir de L'Eau qui mène tout droit à son blog. « Les bateaux ne partent pas que des ports, ils s'en vont poussés par un rêve » peut-on lire dans L'Entreprise des Indes.
Prix Goncourt en 1988 pour L'Exposition coloniale, élu, le 28 mai 1998, à l'Académie française au fauteuil de Jacques-Yves Cousteau (17e fauteuil), Erik Orsenna mène de front l'investigation dans le réel et l'exploration poétique. Quand il n'accoste pas à l'île du subjonctif, il aborde les sujets qui nous préoccupent ici et maintenant. Faisant dériver la curiosité du latin cura.
Être curieux dit-il, c'est donc prendre soin du monde...
Et lorsqu'on lui demande pourquoi il a éprouvé le besoin d'écrire un Portrait du Gulf Stream, Erik Orsenna répond : « ...Enfant, je passais toutes mes vacances sur l'île de Bréhat. Depuis, j'aime d'amour la mer et ses courants...C'est l'inquiétude qui m'a décidé à faire le portrait de ce grand courant. Le Gulf Stream se porte-t-il bien ? Sa vie n'est-elle pas menacée par le réchauffement de la planète ? Plutôt que de demeurer ignorant, j'ai voulu savoir.
Après ses enquêtes sur LE COTON (200.000 exemplaires vendus) et L'EAU (120000), globe trotter pour France Inter, il expose les résultats de son enquête sur L'OR. Dans une mine, au nord de Bamako, il a vu les hommes abattre un travail colossal, sous une chaleur accablante. Depuis 1990, l'extraction d'or est devenue une activité économique majeure du Mali (troisième producteur d'or en Afrique, depuis 2003)... Ce qui n'a pas permis au pays de sortir de la pauvreté.
« Je veux réfléchir sur la rareté a déclaré Erik Orsenna sur France Inter. On arrive au bout du pétrole, du cuivre, de l'or...A côté de cela, il y a les fausses raretés où on n'a pas assez investi... Le papier, par exemple, qui m'a toujours fasciné...Ce que j'aime c'est que chaque matière est un roman. »
Les prochaines enquêtes (à raison d'une par mois), porteront sur le Lithium en Bolivie, le démantèlement des bateaux à Bombay, les manières de piller un pays au Congo et ensuite le recyclage du papier...
France Inter Service Public par Isabelle Giordano du lundi au vendredi de 10h05 à 11h
www.erik-orsenna.com
Ajouté le 19/09/2010
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