CITES VEGETALES
Cités idéales.


« L'art, est à l'image de la création. C'est un symbole, tout comme le monde terrestre est un symbole du cosmos. » écrivait Paul Klee dans sa « Théorie de l'Art Moderne  ». Et lorsque l'homme cherche à comprendre les écosystèmes, 3, 8 milliards d'années le contemplent. Analyser cette complexité, s'en inspirer, l'imiter : c'est en peu de mots à cela que revient le biomimétisme, théorisé par la biologiste américaine Janine Benyus dans les années 90*.

Source première d'inspiration : l'arbre.

Une enquête menée par UNEP-IPSOS, publiée le 20 février 2008 et intitulée: « Les espaces verts de demain, usages et attentes des Français » faisait apparaître que 72 % des personnes interrogées regardaient comme essentielle et prioritaire (parmi leurs critères de choix au moment de l'achat) la présence d'espaces verts près de chez eux.

Avec ses quelque 485 000 arbres, Paris, à l'heure « Copenhague », n'était pourtant encore que dixième au classement des villes vertes d'Europe. Mais on sait bien que par vert, il faut entendre tout aussi bien éoliennes, photovoltaïque et tri sélectif.
Donc, côté végétal, pas de panique.

Car d'après l'enquête c'est bien de végétal, avant tout, que rêvent les français.

De l'arbre... protecteur, magique, mystérieux et depuis toujours retransposé par l'architecture dans ses œuvres, depuis la feuille d'acanthe du Corinthien aux arabesques de L'Art Nouveau (Guimard ou Gaudi). Parfois incorporé au cœur de la maison même, en construisant autour de lui (Ferdinand Ludwig, Oliver Storz, Hannes Schwertfeger, du Groupe de recherche «Botanique de construction - Architecture vivante» à Stuttgart).

Dans l'inconscient collectif, les structures de la ville et de la forêt s'apparentent (le terme arborescence existe en mathématiques). Pourtant d'un siècle à l'autre, les aspirations et donc les représentations diffèrent. Et il semblerait qu'au 20e siècle, de Pierre Chareau à Lucio Costa (Brasilia), de Môrice Leroux à le Corbusier, de Georgii Krutikov à Alberto Magnaghi,de William McDonough,à Frank Lloyd Wright... les architectes inspirés par la science fiction aient d'avantage observé l'espace et le minéral. Aujourd'hui, la ville idéale retrouve ses racines.

Comme on a pu le voir dans L' Exposition des « Cités Végétales » de Luc Schuiten, qui s'est tenue sur 4000m2 de La Sucrière, à Lyon, du 27 avril au 27 juin 2010 et qui a donné lieu à un livre édité chez Mardaga : « Vers une cité végétale » http://www.mardaga.be

Ce livre vient rejoindre chez Mardaga : Archiborescence ( 168 pages couleurs format 30x30cm cartonné)et Habitarbre (48 pages couleurs format 22/16 cartonné).
Issu d'une famille d'architectes, et très proche par l'imaginaire de son frère François Schuiten (Les Cités Obscures", La Fièvre d'Urbicande, l'Echo des Cités...)avec qui il a élaboré le cycle des "Terres Creuses", Luc Schuiten, architecte visionnaire très écologiquement engagé, réfléchit depuis plusieurs années à l'évolution des métropoles.
Et à partir d'un certain nombre de constats réels, résultant en partie de sa collaboration avec les biologistes de l'association de Biomimicry Europa, il nous livre sa vision très poétique des cités de demain.

-HABITARBRE de Luc Schuiten, Anne-Catherine Labrique, Fabrice Wagner, et François Schuiten ( novembre 2006).

-ARCHIBORESCENCE de Luc Schuiten, Pierre Loze, Gauthier Chapelle, et Fabrice Wagner ( 30 avril 2010) Notre illustration © Luc Schuiten / Mardaga

-VERS UNE CITE VEGETALE (Luc Schuiten, Pierre Loze pour les textes et le biologiste Gauthier Chapelle, pour valider la validité des hypothèses visionnaires de Luc Schuiten.

*(Biomimicry : Innovation Inspired by Nature publié en 1997)

http://www.citesvegetales.com
http://www.archiborescence.net
http://www.mardaga.be

ARCHIBORESCENCE

Les éditions Mardaga
Collines de Wavre 
Avenue Pasteur 6 - Bât. H
B - 1300 Wavre

+33 2 10 68 64 49


Ajouté le 19/09/2010


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