CE N’EST PLUS UN SECRET POUR PERSONNE
La Terre a besoin de nous
L'augmentation continue du CO2 dans l'atmosphère entraîne le réchauffement de la planète mais aussi l'acidification des océans. Plus d'un organisme marin commence déjà à en souffrir sérieusement. Le 5 février 2009 l'Agence Reuters a fait savoir que certaines régions du centre et du nord de la Chine avaient été placées en état d'alerte en raison d'une sécheresse extrême. Par cette même agence nous savons que le réchauffement climatique risque de faire monter le niveau de l'Atlantique au large du nord-est des Etats-Unis près de deux fois plus vite que la moyenne mondiale, au cours de ce siècle. Avec à la clef les perturbations que l'on imagine. Ailleurs ce sont les abeilles qui disparaissent par milliers, une grande partie des espèces de la faune et de la flore qui se trouve en grand péril. Des rivières empoisonnées par les polluants... Des algues qui posent problème comme la caulerpa, alors que d'autres bénéfiques sont méconnues. Des économies mal gérées, des querelles de chiffres. Des velléités sans suite. Des problèmes de surpêche... Une nouvelle étude, publiée dans la revue scientifique Nature, et portant sur 53 pays qui disposent d'une flotte de pêche (96 % de la pêche mondiale) a révélé leur incapacité à assurer une protection responsable de leurs ressources halieutiques. Parmi tous ces pays qui s'étaient engagés en 1995 à respecter le Code de conduite édicté par la FAO pour une pêche responsable, aucun parait-il, ne l'a fait. On peut penser que ce sont là paroles de Cassandre et qu'il ne faut pas tout confondre. Se demander ce que le bio peut bien à voir avec la montée de eaux et les changements de climat. On peut jouer les Pangloss et laisser couler. Ou bien comprendre que tout est lié et reprendre les choses où on les avait laissées. D'ailleurs les gens l'ont si bien compris qu'ils ont désormais un coiffeur bio, des vêtements bio, des maisons bio, et rallient sous cette même bannière l'écologie, les énergies, l'éthique, l'environnement et l'équitable. Dès 2007, la FAO (en français L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), a déclaré que le BIO pouvait nourrir la planète. Avec de multiples avantages : une régénérescence des sols, une meilleure efficience par rapport aux coûüts, une résistance accrue des écosystèmes face au stress climatique, une réduction de l'utilisation des carburants fossiles... Par ailleurs les spécialistes de la santé attribuent les problèmes d'obésité des plus jeunes aux mauvaises pratiques alimentaires et dénoncent la nocivité de nombreux produits chimiques contenus par les ingrédients de l'Alimentation dite industrielle. D'une manière simpliste on pourrait dire qu'il s'agit de manger bien pour que la Terre aille mieux. Et de redécouvrir en même temps que le produit nature est bien plus savoureux et « normalement » moins cher qu'un produit trafiqué. On en fait toute une histoire parce que pendant des siècles on s'est compliqué la vie. On a tellement besoin de mettre notre grain de sel humain sur tout, que faute de pouvoir inventer l'herbe, la terre et l'eau, on a inventé le bio. Mais soyons modeste rien qu'une minute, si le fruit est sans engrais, sans pesticide, sans colorant, sans ajout d'aucune sorte c'est qu'il est nature. Et le bio, c'est ce qu'on enlève parce qu'on l'y avait mis ? Ce sont tous ces revirements qui coûütent cher. Mais plus les gens mangeront bio plus les prix redeviendront raisonnables. De plus, au-delà des problèmes, le besoin d'agir a fait évoluer les mentalités et stimulé la créativité d'une façon extraordinaire. Dans ce domaine, le BIO a beaucoup à apporter.
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