LES PETITS SECRETS
De la biodiversité à Paris
Il y a d'abord celle du Square Boucicaut dans le 7e arrondissement. Celle du 11e occupe 150m2 dans le Jardin de la Folie Titon, sur un espace autrefois couvert d'ateliers industriels - la Cité Prost. On en compte quatre dans le 12e : celles de La Réserve Ornithologique, de l'Arboretum, de L'Ecole du Breuil et du Pavillon 5, Parc Floral. Deux dans le 13e : des Grands Moulins et du Dessous des Berges. Dans le 15e, hommage à Carlo Sarrabezolles dont l'atelier se situait au 16 de la rue des Volontaires et à la championne de tennis Suzanne Lenglen. La troisième est au n°30 de la rue Desnouettes. Elles ont pour noms Saint-James et d'Ermenonville, dans le 16e. Dans le 18e il n'y en a qu'une... « On l'appelait rose, elle était belle, elle sentait bon la fleur nouvelle, rue Saint-Vincent...» Enfin le 19et le 20e sont aux découvreurs : Claude Bernard, Flandre Tanger Maroc, Porte des Lilas, Serre aux Légumes, Parc du Millénaire... Puis Samuel de Champlain Emmanuel Fleury, Jardin Naturel.
Sept à l'Ouest. Quinze à l'Est de Paris, décidément de plus en plus champêtre. La plupart récentes et situées sur des jardins labellisés. Elles hébergent des hôtes de marque comme l'Anax empereur ou l'Agrion, la grenouille, la Limnée ou le Triton Palmé.
On l'a deviné, « Elles », ce sont les mares de Paris, qui avaient disparu avec l'urbanisation, et prouvent aujourd'hui qu'elles s'adaptent très bien aux espaces verts urbains. A leur intérêt écologique, pédagogique et visuel évident s'ajoute l'intérêt économique, lié au fait qu'une intervention humaine minima est requise... Pour s'y développer librement, les espèces sauvages ont besoin qu'on les laisse tranquilles.
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