SEQUESTRATION DE CARBONE
En Ouganda
Pour être sûüres que la fabrication de ce qu'elles achètent n'a pas fait injure, en aucune façon que ce soit à l'environnement, les entreprises achètent des produits agricoles ou en bois certifiés « Rainforest Alliance » et « FSC ».
Fondée en 1987 par Daniel Katz, basée à Brodway, New York, avec des bureaux dans tous les Etats-Unis, Rainforest Alliance, pour mieux protéger la Forêt, a étendu ses ramifications : Canada, Mexique,Costa rica, Guatemala, Indonésie, Espagne, Bolivie...
Cette ONG « qui a pour vocation de préserver la biodiversité et d'assurer des moyens de subsistance durables en transformant les pratiques agricoles, les pratiques commerciales et le comportement des consommateurs »,se bat depuis plus de vingt ans avec des professionnels de l'agriculture, de la sylviculture et du tourisme dans le monde entier pour élaborer des pratiques responsables (protégeant l'eau, les sols, les habitats naturels ainsi que les écosystèmes des forêts.)
Et RainForest Alliance certifie les exploitations sylvicoles selon les critères du Conseil International de Sylviculture (FSC)
Ce qui représente à ce jour, quelques 55 millions d'hectares de forêts et 501 472 hectares de petites exploitations agricoles familiales, de coopératives et de plantations, certifiés, dans plus de 70 pays.
Pour la première fois, Rainforest Alliance vient de valider en Afrique, un projet carbone répondant à la version 2008 des normes de Plan Vivo (un système destiné aux communautés locales qui utilisent leurs terres pour séquestrer le carbone.)
Situé en zone rurale, dans les districts de Bushenyi, Hoima et Masindi en Ouganda, le projet « Trees for Global Benefits » (Des arbres pour des bénéfices globaux) a été mis en place par ECOTRUST, une organisation ougandaise à but non lucratif spécialisée dans le financement de projets de conservation.
Bushenyi est constitué d'une mosaïque d'exploitations vivrières produisant des bananes, du maïs, de la canne à sucre, des patates douces et d'autres cultures
Dans certains pays, les habitants se voyant souvent contraints d'endommager l'environnement pour survivre, il s'agit avant tout de leur démontrer qu'ils peuvent améliorer leur niveau de vie tout en agissant de manière significative en faveur de la faune,de la flore locales et des écosystèmes.
ECOTRUST met ainsi en relation ceux qui veulent vendre leur carbone et les propriétaires terriens : Plus de 500 exploitants agricoles se sont engagés à mener des actions durables de captation de carbone.
« Pour que le projet soit crédible auprès des acheteurs, l'évaluation par une tierce partie indépendante est cruciale » a expliqué Jeff Hayward, le responsable du programme Initiative Climat chez Rainforest Alliance. « La validation consiste à examiner le projet au crible de l'ensemble des critères pour déterminer s'il est en mesure, ou non, d'atteindre tous les bénéfices escomptés. » Rainforest Alliance, leader en matière de validation et de vérification des projets de compensation carbone, a donc joué ici le rôle de tierce partie indépendante pour assurer la conformité du projet « Trees for Global Benefits » aux normes de Plan Vivo. Après une évaluation détaillée du site pilote du projet, il a été confirmé que les activités menées dans la zone de Bushenyi permettraient de séquestrer plus de 50 000 tonnes (55 115 tonnes) de dioxyde de carbone sur une période de 20 ans. Les parcelles de terre des 138 exploitations faisant partie de l'audit d'origine couvrent une superficie de 258 hectares, où sont plantés des espèces d'arbres endémiques et naturalisés, d'un à cinq ans d'âge.
Le projet « Trees for Global Benefits » permettra donc à la région de récupérer une partie de sa végétation endémique tropicale de hautes terres, d'améliorer et de diversifier les revenus des producteurs mais aussi d'augmenter l'accès au bois de chauffe et de construction (moins de pression sur la déforestation).
L'utilisation d'espèces d'arbres endémiques élargira la zone d'habitat dans les îles et les corridors biologiques pour les éléphants et les chimpanzés. Les terres reboisées amélioreront la stabilité du sol et les conditions de culture sur les collines escarpées du district de Bushenyi, un bénéfice important pour les producteurs de la zone.
« Au début du projet en 2003, il n'y avait qu'un groupe de 30 petits propriétaires, aujourd'hui plus de 500 producteurs ruraux y sont engagés et le programme grandit chaque année... » a indiqué Alexa Morrison de la Fondation Plan Vivo (Edimbourg).
www.smartwood.org http://www.rainforest-alliance.org/
http://www.planvivo.org/
http://ecotrust.or.ug/
Ajouté le 30/03/2010
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